Le syriaque aux origines de la diffusion du christianisme
Tétraévangile syriaque, dit "de Mardin" ou "Parisiensis Syrus"
Syrie du Nord, VIIe-XIIe siècle
Parchemin, 127 f., 31 x 24 cm
BNF, Manuscrits orientaux, syriaque 33, f. 3 v-4
Le domaine syriaque, de la Méditerranée à la Perse, englobe un vaste territoire étendu dès le VIIe siècle par l'intermédiaire des missionnaires jacobites et nestoriens à l'Asie centrale, à l'Inde et à la Chine ; depuis le Ve siècle, des controverses christologiques entretenues par le patriarche de Constantinople Nestorius et le moine Eutychès, et les décisions du concile de Chalcédoine de 451, avaient marqué l'apparition d'un monde religieux oriental face au monde byzantin ; dans les différentes chrétientés de cet immense espace, la langue syriaque ("araméen chrétien") créa l'unité. En Syrie, la conquête arabe en fit une langue savante et liturgique. En Inde, une vénérable tradition attribue à l'apôtre Thomas l'évangélisation de la côte du Malabar et la fondation de l'Église dite encore de nos jours "des chrétiens de saint Thomas". Destiné à la lecture publique, ce volume en estranghelô, l'une des formes les plus anciennes de l'écriture syriaque, comporte la version peshittô des quatre Évangiles – ou version simple – dans laquelle les textes bibliques se présentent souvent, établie à Édesse vraisemblablement au IIe siècle ; il est composé de deux exemplaires dont le premier peut remonter au VIIe siècle avec des Canons d'Eusèbe ornés d'un décor de scènes évangéliques, Annonciation, Enfance de Jésus...
 
 
 
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