En partant d'Aksoum...
Tétraévangile éthiopien
Éthiopie, XIIIe siècle
Parchemin, 207 f., 29,3 x 18,4 cm
BNF, Manuscrits orientaux, éthiopien 32, f. 104 v
Si l'on trouve déjà dans les Actes des Apôtres (VIII, 27-39) le récit de la conversion par Philippe d'un fonctionnaire de la reine d'Éthiopie en voyage à Jérusalem, c'est sous le règne du roi Ezana, vers 341-346, que le Syrien Frumence fonda la première communauté chrétienne dans la ville d'Aksoum où voisinaient jusqu'alors judaïsme et paganisme. Il fut consacré évêque par Athanase, patriarche d'Alexandrie. Nombre de monastères fleurirent à travers le pays sous influence copte rejetant le concile de Chalcédoine. Dès la fin du Ve siècle, des moines syriens réfugiés traduisirent la Bible en guèze (ancien éthiopien), la version primitive des quatre Évangiles étant faite à partir d'un original grec. L'une des caractéristiques remarquables du christianisme éthiopien est l'observation de certaines pratiques juives comme la circoncision, le sabbat et certaines règles alimentaires. Ce manuscrit, l'un des spécimens les plus anciens de l'art éthiopien, provient du couvent des Apôtres de Quesquam ; les Évangiles, précédés de la Lettre à Carpien avec les Canons d'Eusèbe, sont illustrés des portraits des quatre évangélistes, ici saint Luc. Le Nouveau Testament éthiopien fut imprimé pour la première fois à Rome en 1548, et l'édition reproduite ensuite dans la Polyglotte de Londres.
 
 
 
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