Psalmodier le texte
Clément Marot (1497-1544) et Théodore de Bèze (1519-1605)
Les Pseaumes de David, mis en rime françoise
Paris, Pierre Des-Hayes, imprimeur, 1638
In-8, 14,5 x 11,5 cm
BNF, Arsenal, 8 T 945, p. E iii J
Le roi David, souvent représenté dans l'iconographie médiévale s'accompagnant à la harpe, est selon la tradition l'auteur des Psaumes qui constituèrent longtemps l'élément principal de la liturgie monastique. Avec sa traduction ou plutôt paraphrase des Psaumes en français, montrée ici dans une édition de 1638, Clément Marot, protégé de Marguerite de Navarre, sœur de François Ier crée la tradition du grand lyrisme impersonnel français dont Ronsard s'inspira et qu'Agrippa d'Aubigné porta dans Les Tragiques à son point d'incandescence, assimilant les martyres subis par les huguenots à ceux endurés par le peuple d'Israël. Pour cet essai, Clément Marot soupçonné de luthéranisme est enfermé au Châtelet ; libéré, devenu poète de la cour, il doit cependant quitter plusieurs fois la France et meurt à Turin, en 1544. Le théologien et humaniste Théodore de Bèze, disciple de Calvin, (qui découvrit à Lyon le "Codex de Bèze", très ancien manuscrit grec des Actes des Apôtres), est alors chargé d'achever la mise en "rimes françoises" ; le psautier huguenot complet, recueil officiel des 150 psaumes, est publié en 1562 à Genève et à Lyon chez Jean de Tournes ; y sont adjointes des mélodies dues au chantre genevois Louis Bourgeois ; Claude Goudimel (on commémore en 2005 le quatrième centenaire de sa mort) en réalise plusieurs versions musicales. Le chant des Psaumes constitue une particularité de l'Église réformée où il est resté inséparable de la vie religieuse ; aucun office ni cérémonie ne se conçoit sans qu'au moins un psaume ait été lu ou chanté.
 
 
 
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