Anges et diables : jouer le texte
Le Mistere par personnaiges de la vie, passion, mort, ressurection et assention de Nostre Seigneur Jesus Christ en 25 journees
France (Nord), 1577
Papier, 378 f., 36,5 x 25,6 cm
BNF, Manuscrits, Rothschild 3010, f. 356
Apparus en Europe au XIVe siècle, les mystères chrétiens, prolongeant la tradition initiatique des mystères gréco-romains, mettaient en scène les secrets majeurs de la foi chrétienne dans un théâtre clos, dont le décor déployait l'histoire du salut entre Enfer et Paradis, sur fond des villes saintes de la tradition biblique. Les acteurs n'étaient pas des professionnels mais des habitants de la ville, les rôles féminins n'y étaient que rarement joués par des femmes. Dans leurs spectacles mémorables où "étaient veuz maintz beaux secretz", les mystères mêlaient anges multicolores et diables griffus cracheurs de feu, majesté divine et scènes de franche bouffonnerie ou mondes à l'envers. Au cours du XVIe siècle les élites laïques intervinrent à Paris pour les faire interdire jugeant qu'ils étaient sources de désordre.
Ce manuscrit à peintures permet de connaître avec précision les représentations de la Passion donnée à Valenciennes en 1547 ; les illustrations sont dues au peintre Hubert Cailleau qui y participa comme acteur et entreprit trente ans plus tard de les représenter. Chacune des vingt-cinq journées est illustrée d'une peinture évoquant les scènes principales, de la Nativité du Christ à la Pentecôte.
 
 
 
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