Le Prophète symbolisé par sa sandale
Al-Juzûlî (Âfûghâl, mort vers 1465)
Dalâ'il al-khayrât wa shawâriq al-anwâr fî dhikr al-salât 'alâ l-Nabî al-mukhtâr
(Indications de bonnes œuvres et brillantes lumières traitant de la prière en l'honneur du Prophète choisi)
Maghreb, 1698
Papier, 136 f., 22 x 16,5 cm
BNF, Manuscrits orientaux, arabe 6983, f. 16 v-17
Une croyance populaire rapporte que lorsque Muhammad marchait sur un rocher, son pied laissait sa trace dans la pierre ; de nombreuses empreintes sont ainsi révérées dans le monde musulman ; la plus célèbre, conservée dans la mosquée al-Aqsâ à Jérusalem, aurait été laissée par le Prophète durant son voyage nocturne au ciel. La sandale, le nom calligraphié, le tombeau à Médine et la jument ailée al-Burâq symbolisent l'Envoyé de Dieu, dont la représentation, bien qu'existante dans les miniatures persanes et turques, est sujette, selon l'interprétation que l'on fait de certains hadiths, à l'interdit de l'image. Évoquant le geste de se déchausser avant d'entrer à la mosquée ainsi que la piété de son possesseur, la sandale assure dans l'imagerie populaire une protection contre le mauvais œil.
Al-Juzûlî, fondateur d'une confrérie au XVe siècle, composa ce recueil de prières très répandu dans le monde islamique. Ce manuscrit au riche décor, caractéristique du Maghreb à cette époque, reprend l'iconographie traditionnelle du livre : la représentation des tombeaux du Prophète et des trois premiers califes ainsi que la mosquée de Médine, évoquée par la chaire, la lampe et le mihrab.
 
 
 
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