L'imprimerie arabe naît en Europe
Al-Coranus, s. Lex Islamitica Muhammedis, filii Abdallae Pseudopropheta
Ad optimorum codicum fidem edita ex Museo Abrahami Hinckelmanni
Hambourg, 1694
[84], 560, 10 p., in-4
BNF, Réserve des livres rares, Réserve p. J. 35, page de titre
Pour des raisons économiques, techniques et culturelles, l'imprimerie en caractères arabes naquit en Europe ; elle ne se répandit que très tardivement dans le monde islamique où le manuscrit régna en maître jusqu'au XIXe siècle. Un pasteur orientaliste de Hambourg, Abraham Hinckelmann, publia pour la première fois en 1694 le texte complet en arabe du Coran. Après s'être défendu de propager la foi musulmane, il explique dans sa préface que son seul but est scientifique, la connaissance du Coran étant nécessaire à l'étude de la langue arabe, elle-même conçue dans le cadre plus général des langues orientales dont l'hébreu. Le texte, non exempt d'erreurs, débute par une double page où le titre latin en rouge fait face à celui, en calligraphie arabe, obtenu par impression xylographique.
Cette édition à visée humaniste précède de quatre ans une autre, plus polémique, suivie d'une traduction latine et d'une réfutation, publiée à Padoue par le catholique Ludovico Marraci. Un coran édité à Venise vers 1537 leur est en fait antérieur mais, jusqu'à la découverte dans les années 1980 d'un unique exemplaire, on croyait à une légende.
Ce volume aux titres rehaussés d'or a appartenu à Étienne Fourmont qui, au XVIIIe siècle, rapporta de nombreux manuscrits de ses voyages au Proche-Orient.
 
 
 
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