Décors pour aider à la lecture
Coran
Iran, XVIe siècle
Papier, 295 f., 36,1 x 24,5 cm
BNF, Manuscrits orientaux, Smith-Lesouëf 218, f. 174 v-175
Strictement respecté, l'interdit de la représentation figurative dans le Coran fit s'épanouir les arts de la calligraphie et de l'enluminure. Les décors géométriques ou à base d'arabesques, la beauté de l'écriture glorifient le Livre mais ont aussi pour fonction de signaler les différents mouvements du texte et de le rendre plus lisible, structurant le texte sacré comme dans ce coran persan représentatif de l'art des Safavides.
Le livre s'ouvre en majesté sur une double page enluminée dominée par le bleu et or tandis que, dans les pages suivantes, le texte, inscrit à l'intérieur d'un cadre doré subdivisé en bandeaux, joue à des fins esthétiques sur plusieurs styles d'écriture : ample muhaqqaq rouge, souple thuluth bleu en alternance avec un naskhî à l'encre noire. Le titre de chaque sourate, ici al-shuarâ' (Les poètes), se détache en thuluth blanc dans un cartouche doré où figure aussi le nombre de versets (228). Ceux-ci sont indiqués par de petites rosettes dorées avec, dans la marge, des cercles de couleur différente pour signaler les groupes de cinq et dix. D'autres décors marginaux (losanges et demi-losanges) soulignent des divisions correspondant à des unités de récitation coranique : les juz' (un trentième de coran), demi-juz' et hizb (quart de juz'). La sajda, inclination rituelle à la lecture de certains versets, est marquée par un motif en forme de larme.
 
 
 
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