Deux villes saintes, La Mecque et Médine
Al-Juzûlî (Âfûghâl, mort vers 1465)
Dalâ'il al-khayrât wa shawâriq al-anwâr fî dhikr al-salât 'alâ l-Nabî al-mukhtâr
(Indications de bonnes œuvres et brillantes lumières traitant de la prière en l'honneur du prophète choisi)
Turquie, 1819. Copiste : 'Abdî Khoga
Papier, 85 f., 21 x 14 cm
BNF, Manuscrits orientaux, arabe 6675, f. 16 v-17
L'islam compte trois villes saintes : La Mecque, Médine et Jérusalem. La première, la "Mère des cités", lieu de naissance de Muhammad et pôle spirituel vers lequel s'orientent les prières, accueille le pèlerinage où des milliers de croyants convergent chaque année. La seconde, al-Madîna al-munawwara, "la Ville enluminée", fut celle où le Prophète se réfugia après l'hégire, où il mourut et fut enterré, ainsi que plusieurs de ses proches. L'islam enfin, à la suite des deux autres monothéismes, fait de Jérusalem – nommée Bayt al-Muqaddas "la Maison sainte", puis al-Quds (la Sainte) –, le troisième Lieu saint d'où partit le Prophète pour son voyage nocturne ; au-dessus de l'ancien Temple de Salomon s'élève le haram al-sharîf, le "noble sanctuaire" comprenant le dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsâ.
Les deux miniatures de ce célèbre recueil de prières, très populaire en Turquie ottomane, dépeignent, à grand renfort d'or, les deux villes saintes : à droite, la grande mosquée de La Mecque, Masjîd al-harâm, entourée de ses sept minarets avec en son centre la Ka'ba ; à gauche, la mosquée de Médine où se trouvent les tombes de Muhammad et des deux premiers califes, Abû Bakr et 'Umar. Symbolisé auparavant par les dessins stylisés des trois tombes, du minbar et de la lampe, le sanctuaire est peint ici de manière figurative, sans doute sous l'influence de la peinture occidentale.
 
 
 
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