Modèles de calligraphie arabe
1688-1689. Papier.
BNF, Manuscrits, arabe 4648
Copistes et calligraphes occupent une place importante dans la société arabo-islamique. Des années de pratique étaient nécessaires pour acquérir une maîtrise parfaite de l'art de l'écriture. L'apprentissage se basait sur la copie et la répétition de modèles, consistant en lettres isolées ou liées les unes aux autres. Ce serait, selon la tradition, le vizir Ibn Muqla qui aurait codifié les règles de proportion de l'écriture, reposant sur le tracé de la lettre alif autour duquel on construit un cercle.
Ce dépliant reprenant des modèles d'écriture, a été exécuté par Muhammad al-Hashimî pour les enfants d'un gouverneur ottoman d'Égypte. Chaque lettre est définie par sa hauteur, sa largeur et sa courbure, différentes selon les styles. Le calligraphe devait maîtriser parfaitement les règles de la mesure des lettres et faire de nombreux exercices pour entretenir la souplesse de sa main.