Djâmî, Salâmân va absâl
Écriture ta'lîq sur papier sablé d'or
Iran, Khorasân, vers 1570-1580
BNF, Manuscrits, suppl. persan 1344 f. 25v
Dès le XIIIe siècle, les Persans et à partir du XVIe siècle les Turcs ottomans donnent une impulsion nouvelle à la calligraphie. Leurs langues, issues de familles linguistiques très différentes, utilisent l'écriture arabe et l'adaptent à leurs particularismes. Elles reprennent des styles existants ou en créent de nouveaux comme le ta'lîq l'écriture "suspendue" dont les ligatures rendent impossible la falsification. L'usage du nasta'lîq, qui combinait les formes harmonieuses du ta'lîq au naskhî standard se généralisa dans les mondes persan et ottoman.