Seconde Bible de Charles le Chauve
Capitales, onciales et minuscules caroline
France, Saint-Amand, IXe siècle
BNF, Manuscrits, latin 2 f. 88v
La mise en page du texte biblique se précise au moment de la "renaissance carolingienne". Les scribes jouent de l'alternance entre capitales romaines, onciales et minuscules latines. Les lettres ornées qui y déploient leurs arabesques indiquent en même temps le commencement du texte. Les lettres sont clairement détachées mais les mots du scribe carolingien ne sont pas séparés : seule une lecture à voix haute permet de comprendre le texte.
L'utilisation des couleurs vives pour les lettres ornées qui ouvrent le texte continu donne à la page biblique un éclat de lumière qui irradie la surface du parchemin.