Fuzûlî, Hadîqat al-su'adâ'
Abraham sauvé des flammes
Irak, Bagdad, 2e moitié du XVIIe siècle
BNF, Manuscrits, suppl. turc 1088 f. 17
Ibrâhîm occupe une place majeure dans le Coran où une sourate, la 14e porte son nom. Aux nombreux traits partagés avec la tradition judéo-chrétienne s'ajoute la filiation abrahamique de Muhammad. Ni juif ni chrétien, Abraham adhère au monothéisme originel et est "soumis à Dieu" (traduction de muslîm qui donnera le mot "musulman"). Prêchant l'unicité divine au peuple juif, sa lutte contre l'idolâtrie lui vaut d'être jeté dans la fournaise. Sauvé, il s'expatrie avec une partie de son peuple converti et avec la promesse d'une descendance illustre.
Pour avoir détruit les idoles, le jeune Abraham est soumis à l'épreuve du feu par le roi Nemrod. Propulsé par une catapulte dans le brasier, il est sauvé par Dieu qui fait jaillir une source dans la fournaise ; une partie de ses concitoyens est alors gagnée par la foi en un dieu unique.