repères

Glossaire

 

Abbassides : dynastie de califes ayant succédé à celle des Omeyades, qui régna sur une grande partie du monde islamique entre 750 et 1258 avec Bagdad pour capitale.

Achéménides : dynastie perse, issue d'un clan dont Achéménès fut l'ancêtre éponyme, qui a régné en Orient au IVe siècle avant J.-C.

Actes des Apôtres : livre du Nouveau Testament rédigé par Luc, faisant suite aux quatre Évangiles ; premier chapitre de l'histoire du christianisme, il est dominé par les deux figures des apôtres Pierre et Paul.

Aggadah : en hébreu littéralement "récit" ; la Aggadah est une partie de la littérature rabbinique narrative et non juridique que l'on trouve dans le Talmud.

Apocalypse : du grec "dévoilement", "révélation" ; dernier des textes du Nouveau Testament, attribué à l'évangéliste Jean, qui a pour but de révéler aux fidèles le sens caché des événements à travers des visions envoyées par Dieu.

Apocryphes : du grec "caché", "secret", écrits bibliques qui n'ont pas été retenus comme révélés, considérés comme non canoniques ; dans la tradition juive, Livres de Tobie, Judith, Sagesse, Ecclésiastique, Baruch, Maccabées ; dans la tradition chrétienne, Livre d'Hénoch notamment. Ceux connus seulement en grec sont "apocryphes" pour les protestants et "deutérocanoniques" pour les catholiques ; on les appelle aussi "intertestamentaires". Des évangiles rédigés par les gnostiques à partir du IIe siècle sont appelés par les Pères de l'Église "apocryphes" avec le sens d'"hérétiques". Les traditions syriaque, arménienne, éthiopienne ont recueilli une abondante littérature parallèle aux écrits canoniques, dite apocryphe ou pseudépigraphe (proche de la Bible mais non dans la Bible).

Apotropaïque : du grec apotrepo, "détourner" ; qualifie une représentation ou un objet destiné à conjurer le mauvais sort.

Araméen : langue sémitique, de la même famille que l'hébreu qui lui a emprunté son alphabet, utilisée dans les targoumin (targoum au singulier) ; langue parlée par Jésus.

Arche d'Alliance : en hébreu Aron habérit ; coffre en bois d'acacia spécialement conçu pour contenir et transporter les tables de la Loi, surmonté de deux chérubins aux ailes déployées se touchant et coiffé du propitiatoire, couvercle d'or pur d'où Moïse entendait la voix de Yahwé se révélant à lui. Objet éminemment sacré, il était placé à l'intérieur du Temple dans le saint des saints.

Ashkénaze : désigne dans la littérature juive du Moyen Âge les juifs de la Lotharingie et leur rite ; plus largement, les juifs originaires d'Europe non-méditerranéenne, centrale et orientale.

Assyrie : région de Haute-Mésopotamie centrée autour d'Assur ; berceau de l'Empire assyrien vassal de Sumer puis des Babyloniens, devenu un grand empire au VIIIe siècle avant J.-C. ; apogée sous Sargon II (721-705), qui annexa Israël en 722 et déporta la population à Babylone.

Baal : dieu de l'orage du panthéon proche-oriental, à rapprocher d'Adad et assimilé à Seth ; signifiant "seigneur", il peut désigner différentes divinités cananéennes.

Babylone : de bab-ili (la porte du dieu), ville de Mésopotamie sur l'Euphrate ; sous l'Empire néo-babylonien, Nabuchodonosor s'empare de Jérusalem en 597 puis en 586 avant J.-C. ; il en est chassé par le Perse Cyrus dont un édit autorise en 538 avant notre ère le retour des Hébreux de leur captivité à Babylone vers la ville sainte.

Basmala : formule de l'invocation divine dans l'islam, "Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux".

Bible : du neutre pluriel grec ta biblia, "les livres", traduit en latin par le féminin singulier biblia, "la Bible", ce terme se répand à partir du XIIe siècle. C'est pour le judaïsme et le christianisme le recueil des textes reconnus comme sacrés. La Bible hébraïque est appelée Tanakh ; la Bible chrétienne comprend l'Ancien Testament et le Nouveau Testament, distinction établie par les Pères de l'Église à la fin du IIe siècle.

Canon : du grec kanôn, "règle" ; ensemble des textes retenus par une communauté religieuse pour leur caractère inspiré par Dieu, reconnus comme authentiques et réunis en corpus. On parle de textes canoniques.

Cantilation : psalmodie traditionnelle des textes sacrés.

Charia : loi divine islamique dans ses applications canoniques concrètes.

Cinq piliers de l'islam : obligations rituelles sur lesquelles repose la pratique du culte dans l'islam ; elles désignent la profession de foi (shahâda), la prière (salât), l'aumône obligatoire (zakat), le jeûne du mois de Ramadan et le pèlerinage à La Mecque (hajj).

Chiisme : courant schismatique de l'islam qui ne reconnaît comme successeur à Muhammad que son gendre 'Alî et sa descendance.

Concile : assemblée des évêques de l'Église catholique légitimement convoquée pour statuer sur des questions de dogme, de morale ou de discipline.

Coran (Qur'ân) : livre sacré, considéré par les musulmans comme révélé par Dieu au prophète Muhammad en langue arabe. Vient de la racine qira'a, qui signifie réciter.

Couronnes : ornements des lettres hébraïques dans les rouleaux de la Torah.

Deutérocanonique : du grec "deuxième canon" ; s'applique, pour le christianisme, aux écrits de l'Ancien Testament conservés seulement en grec, admis dans un deuxième temps dans le canon des écritures ; ils sont appelés apocryphes par les protestants.

Djinns (génies) : les djinns se définissent par opposition aux ins (les humains). Créatures à part entière, faites de feu, ils sont encore à différencier des anges, animaux, végétaux et minéraux ; doués d'un libre arbitre, ils ne sont ni foncièrement bons ni malfaisants.

Dormition : mort de la Vierge Marie considérée dans la tradition chrétienne comme un dernier sommeil au cours duquel eut lieu son assomption.

Doura-Europos : colonie grecque fondée vers 300 avant J.-C. par les Séleucides, où se côtoyaient des lieux de culte juifs et chrétiens primitifs et des temples païens ; célèbre pour sa synagogue décorée de fresques.

Encyclique : lettre solennelle, désignée par les premiers mots du texte rédigé en latin, adressée par le pape aux fidèles chrétiens par l'intermédiaire des évêques.

Épître : du grec epistolê, "lettre" ; c'est sous ce nom que sont désignées les treize lettres de l'apôtre Paul et d'autres, réunies dans le Nouveau Testament.

Évangile : du grec euangelion, récompense pour l'annonce d'une victoire, annonce d'une bonne nouvelle, d'où "bonne nouvelle". Au sens chrétien, l'Évangile, qui raconte la vie de Jésus, est le "message du salut". Le canon des Écritures formé au cours du IIe siècle retint quatre évangiles, les trois "synoptiques" – Matthieu, Marc, Luc – et celui de Jean, rédigés entre 50 et 100 après J.-C. ; les autres textes furent considérés comme apocryphes.

Exégèse : science de l'interprétation philologique et doctrinale d'un texte sacré. Dans la tradition chrétienne, l'exégèse biblique est l'œuvre des Pères de l'Église, principalement Jérôme, Ambroise, Augustin et Grégoire (IVe-VIe siècle), qui s'appuient sur quatre niveaux de lecture : littéral, allégorique, moral et anagogique ou mystique. Dans l'islam, le ta-wîl est l'interprétation du sens du Coran tandis que le tafsîr est plutôt réservé au commentaire philologique.

Fâtiha : la "Liminaire", première sourate du Coran, composée de sept versets, récitée en de nombreuses circonstances.

Fiqh : droit canonique dans l'islam, divisé en quatre grandes écoles dans le sunnisme : hanafite, malékite, hanbalite, shafiite.

Ghaznavides : dynastie musulmane qui régna sur le Khurasan, l'Afghanistan et le Nord de l'Inde de 977 à 1186.

Gnose : du grec gnosis, "connaissance" ; mouvement philosophique et religieux, répandu au cours des trois premiers siècles du christianisme, reposant sur la conviction que l'on peut par la connaissance atteindre à une libération spirituelle grâce à un parcours initiatique réservé à un petit nombre. La découverte en Égypte à Nag Hamadi en 1945 de sources gnostiques originales a bouleversé le regard porté sur la gnose et révélé une étonnante diversité d'écrits empruntant à la fois au christianisme, au judaïsme et au paganisme.

Grand prêtre : en hébreu Kohen Gadol ; descendant d'Aaron. Seul le grand prêtre pouvait une fois l'an, le jour de Kippour, pénétrer dans le saint des saints, situé dans le Temple, où se trouvait l'arche d'Alliance.

Guéniza : lieu attenant à la synagogue dans lequel sont remisés, lorsqu'ils sont usés, les livres en hébreu ainsi que tout document portant le Nom de Dieu.

Hadith : tradition relative aux actes et aux paroles du prophète Muhammad qui constitue la Sunna, seconde source canonique de la religion musulmane après le Coran.

Haggadah : recueil composé de textes liturgiques extraits de la Bible hébraïque, de la littérature rabbinique, de poèmes et de chants lus lors de la veillée pascale, célébrant la sortie d'Égypte.

Hagiographes : du grec "écrits saints", en hébreu Ketouvim, troisième et dernière section de la Bible hébraïque.

Halakhah : ensemble de textes regroupant les obligations religieuses auxquels les juifs doivent se soumettre ; désigne aussi le corpus de la jurisprudence rabbinique.

Hégire : émigration du prophète Muhammad de La Mecque à Médine en 622 ; début de l'ère musulmane.

Hénothéisme : conception religieuse selon laquelle des fidèles assignent à un dieu particulier une prédominance sur tous les autres, dont ils ne nient pas l'existence, pour lui vouer un culte exclusif.

Ilkhanides : dynastie mongole qui régna sur l'Iran et l'Irak de 1256 à 1355.

Imam : croyant qui dirige la prière du vendredi dans l'islam ; chez les chiites, désigne le chef de la communauté, descendant de 'Alî.

Juz' : découpage liturgique du Coran en trente sections égales pour une lecture en un mois, chaque juz' correspondant à un jour.

Judéens : habitants de la Judée, partie méridionale de la Palestine située autour de Jérusalem et d'Hébron qui tire son nom de l'attribution traditionnelle de ce territoire à la tribu israélite de Juda.

Ka'ba : monument cubique édifié à La Mecque à l'emplacement d'un ancien temple païen vers lequel se tournent les musulmans pour prier.

Kabbale : courant intellectuel juif, venu d'Orient, s'étant épanoui surtout en Languedoc et en Espagne au Moyen Âge, ayant pour but d'accéder à la connaissance du monde divin par une interprétation mystique et allégorique de la Bible hébraïque.

Karaïtes : membres d'une secte dissidente du judaïsme fondée au VIIIe siècle de notre ère prônant l'application littérale des commandements bibliques et rejetant la Loi orale.

Lévites : descendants de Lévi, troisième fils de Jacob, ils étaient préposés à l'entretien du sanctuaire.

Mamelouks : sultanat établi en Égypte de 1250 à 1517, et en Syrie de 1260 à 1516.

Massore : système de notes marginales et finales élaborées par les massorètes, savants grammairiens et exégètes palestiniens, du VIe au IXe siècle de notre ère ; la massore est destinée à préserver le texte biblique de toute erreur de copie.

Messie : en hébreu mashiah, l'"Oint pour une mission", celui qui a reçu l'onction royale ; tout roi en Israël était messie. Après la disparition de la royauté, on espère en un personnage spécialement envoyé par Dieu, investi d'une mission de salut. L'Église chrétienne reconnut en Jésus le Messie annoncé.

Michnah : de l'hébreu chanah, "enseigner" ; le plus important des écrits sacrés du judaïsme après la Bible hébraïque qui contient les enseignements des rabbins palestiniens ayant vécu du IIIe siècle avant notre ère au II siècle de notre ère et constitue la base du Talmud.

Midrach : commentaire exégétique de la Bible hébraïque composé de récits, de paraboles et de légendes prodiguant un enseignement juridique ou moral.

Mihrab : niche à l'intérieur d'une mosquée indiquant la direction de La Mecque, la qibla.

Minbar : chaire à prêcher dans une mosquée.

Mitsvot : au singulier mitsvah, ordonnance religieuse. La Bible hébraïque contient six cent treize mitsvot.

Monolâtrie : conception religieuse selon laquelle le fidèle n'adore qu'un seul dieu, celui de son peuple, sans toutefois nier l'existence d'autres divinités vénérées par d'autres.

Monophysites : adeptes de la doctrine apparue au IVe siècle affirmant une unique nature du Christ possédant la totalité des qualités divines et humaines, excluant ainsi la présence en lui d'une âme spécifiquement humaine ; condamnée au concile de Chalcédoine en 451.

Monothéisme : conception religieuse selon laquelle il n'existe pour le fidèle qu'un seul dieu universel qu'il vénère.

Moriah : mont sur lequel Abraham fut envoyé pour y sacrifier Isaac et que la tradition situe à Jérusalem.

Mutazilisme : école théologique de l'islam classique fortement marquée de tendances rationalistes.

Naskhi : la plus employée des écritures arabes.

Nemrod : héros mésopotamien cité dans le Livre de la Genèse et fondateur du premier empire connu de l'histoire de l'humanité.

Nestoriens : adeptes de la doctrine de Nestorius qui refusait le mystère de l'incarnation du Christ au moment de sa naissance ; condamnée au concile de Chalcédoine en 451.

Parabole : du grec parabolê, "comparaison" ; récit allégorique en général assez court et imagé, à but d'enseignement ou d'édification, dont le sens est à interpréter ; très utilisé dans les Évangiles.

Parèdre : divinité partenaire d'un dieu principal avec lequel elle forme un couple. Par exemple, la déesse Anat, parèdre de Yahwé chez les Judéens établis à Éléphantine, en Haute-Égypte, au Ve siècle avant notre ère.

Passion : selon la tradition chrétienne, souffrances et supplice subis par Jésus lors de son arrestation, de son procès devant Pilate, de son agonie à Gethsémani et de sa crucifixion sur le Golgotha vers l'an 30.

Patristique : dans le christianisme, domaine concernant l'étude de la doctrine, des ouvrages, de la biographie des Pères de l'Église, notamment Jérôme, Ambroise, Augustin et Grégoire qui finirent au Moyen Âge par être aussi considérés que les quatre évangélistes.

Peschitto ou Peshitta : nom de la version en syriaque de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Qadjar : dynastie musulmane qui régna sur l'Iran de 1779 à 1923.

Qibla : direction de La Mecque vers laquelle se tournent les musulmans pour prier.

Ras Shamra-Ougarit : nom de la capitale d'un royaume antique de la côte syrienne qui a livré depuis le début des années 1930 de nombreuses tablettes d'argile portant des textes religieux présentant des parallèles significatifs avec ceux de l'Ancien Testament

Réforme deutéronomique : mouvement judéen d'inspiration sacerdotale du VIIe siècle avant J.-C. réaffirmant en particulier l'unicité du temple de Jérusalem et de son Dieu.

Safavides : dynastie musulmane d'obédience chiite qui régna sur l'Iran de 1501 à 1786.

Sassanides : dynastie iranienne qui régna de 226 à 651 sur un vaste empire, du Khurasan à la Mésopotamie.

Scholies : notes philologiques et / ou historiques dues à un commentateur ancien, servant à l'interprétation d'un texte de l'Antiquité.

Séfarade : désigne au Moyen Âge les juifs originaires d'Espagne et du Portugal, leurs descendants et par extension les juifs originaires du bassin méditerranéen.

Séfirot : en hébreu, pluriel de séfirah, nom donné aux dix émanations à travers lesquelles se manifeste la divinité jusqu'à l'humain ; chaque séfirah porte un nom. L'ensemble des séfirot forme un arbre.

Soufisme : courant mystique de l'islam aux formes diverses apparu dès le VIIIe siècle, qui prône l'ascèse et la recherche d'une communion plus personnelle avec Dieu. Ibn 'Arabi (mort en 1240) et Jalâl al-Dîn Rûmî (mort en 1273) sont parmi ses adeptes les plus connus.

Sourate : section du Coran d'inégale longueur et divisée en versets ou ayât.

Sunna : "conduite", "règle" ; pour les musulmans, seconde source canonique après le Coran, qui comprend l'ensemble des traditions se rapportant à Muhammad et à son entourage.

Sunnisme : courant majoritaire de l'islam, improprement appelé orthodoxe, se définissant par sa fidélité à la Sunna.

Synode : assemblée d'ecclésiastiques convoquée par l'évêque ou l'archevêque pour délibérer sur les affaires du diocèse ou de la province.

Talmud : terme d'origine hébraïque dérivant d'une racine dont le sens est "étudier". Il est composé des enseignements des rabbins palestiniens et babyloniens du IIIe au VIe siècle contenant le commentaire de la Michnah dont il reprend les six ordres thématiques : Zeraïm (semences), Moed (fêtes), Nachim (femmes), Neziqin (les dommages), Qadashinz (les choses saintes), Taharot (purifications) dont les initiales forment un terme mnémotechnique ZeMaN NaQaT. Le Talmud palestinien, ou Talmud de Jérusalem, composé vers le IVe siècle dans les académies rabbiniques de Tibériade, précède le Talmud de Babylone, achevé sous la conduite de Rav Ashi vers la fin du Ve siècle.

Tanakh : mot hébreu désignant la Bible hébraïque, forgé à partir des initiales des noms des trois parties qui la composent, Torah (Pentateuque), Neviim (Prophètes), Ketouvim (Hagiographes). La Torah, par extension, désigne aussi la Bible hébraïque.

Targoum : mot araméen signifiant "traduction" et désignant la paraphrase de la Bible en judéo-araméen, dialecte parlé par les juifs en Palestine et en Babylonie au début de notre ère.

Textes péribibliques : ensemble des textes contemporains de la Bible.

Théophanie : apparition de Dieu, manifestation de sa présence. Dans la tradition biblique, la révélation de Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, "Voix, éclairs, nuée", ou à Élie au mont Carmel dans "une voix de fin silence" sont souvent évoquées.

Thuluth : un des styles calligraphiques de l'écriture arabe.

Timourides : lignée de princes descendants de Tamerlan qui régnèrent sur l'Iran et l'Asie centrale au XVe siècle.

Torah : dans le judaïsme, la Torah ("enseignement", "instruction") ou Loi de Moïse désigne le Pentateuque et également le rouleau de parchemin enroulé autour de deux baguettes qui en porte le texte copié à la main selon des rites très stricts ; dans un sens plus large, elle englobe l'enseignement des autorités juives à travers l'histoire et inclut alors Tanakh, Michnach, Talmud et Midrach.

Trinité : dans la doctrine chrétienne, la Trinité est un dogme qui affirme le mystère d'un Dieu unique en trois personnes de même nature, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le mot n'apparaît dans la littérature chrétienne que vers 170, le Nouveau Testament ne parle nulle part d'une Trinité en Dieu, mais il présente en de nombreux textes le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans leur unicité et leur réciprocité.

Tossafistes : exégètes juifs, dont l'école fondée par rabbi Jacob Tarn (Ramrupt, 1100 - Troyes, 1171), petit-fils de Rachi, fut active en France et en Allemagne au XIIIe siècle ; auteurs de gloses sur le Talmud, les tosafot ; les maîtres les plus importants sont Isaac de Dampierre, Samson ben Abraham de Sens, Samuel ben Salomon de Falaise, Moïse d'Évreux, Éliézer de Touques et Perez ben Élie de Corbeil.

Vétérotestamentaire : qui a trait à l'Ancien Testament ; des légendes dites vétérotestamentaires regroupent des livres qui reprennent ou amplifient des histoires faisant partie de l'Ancien Testament censés révéler des épisodes inconnus de la vie de certaines grandes figures de la Bible, par exemple la vie d'Adam et Ève.

Vulgate : traduction de la Bible en latin réalisée par saint Jérôme au début du Ve siècle sur des manuscrits en grec et en hébreu – pour lui "la mère de toutes les langues" –, supplantant peu à peu les autres bibles latines ; elle commence à être désignée à partir du XIIIe siècle sous le nom de Vulgate. Le concile de Trente en 1546 déclare son texte "authentique" et définit la liste de ses livres comme "canonique". En 1592, dans le cadre de la Contre-Réforme, elle est révisée par le pape Clément VIII qui promulgue la Vulgate "sixto-clémentine", devenue pour plus de trois siècles le texte officiel de la Bible latine. Par extension, ce terme désigne la version répandue et officielle d'un texte sacré.

Yiddish : langue née en Lotharingie vers l'an mille, constituée majoritairement d'allemand et d'un important substrat hébreu et araméen ainsi que de vestiges de roman et de slave. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale le yiddish a été la principale langue de communication des communautés juives d'Europe centrale et orientale.

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