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Un extrait du CD-Rom :Le livre de chasse de Gaston Phébus

L’ensemble des textes et des images de cette rubrique sont extraits du CD-Rom Le livre de chasse de Gaston Phébus, édité par la Bibliothèque nationale de France sous la direction de Jean Paul Saint Aubin.

Ces extraits ne représentent qu’une faible partie du CD-Rom et , pour des contraintes techniques liées à la navigation sur Internet, ne rendent pas compte de toutes les possibilités de navigation multimédia offertes par le CD-Rom.

Le livre de chasse

Grand chasseur, le seigneur médiéval était aussi grand amateur
d'ouvrages de vénerie et de fauconnerie. En Angleterre, en Italie, en Allemagne, comme en France, les livres de ce type abondent, souvent traduits et retraduits d'une langue dans l'autre, représentés chacun par de nombreux manuscrits parfois admirablement illustrés.
L'un des plus célèbres, voire le plus célèbre, est assurément le Livre de Chasse de Gaston Phébus, comte de Foix, dont la vie mouvementée et la complexe personnalité ont été si bien évoquées dans les Chroniques de Froissart.
Ce traité de vénerie est écrit de mai 1387 à 1389 par le comte de Foix Gaston III (1331-1391), dit Gaston Phébus. Ce grand seigneur poète, habile politique et bon administrateur, ami et protecteur des lettres et des arts, vit entouré d'une cour fastueuse. C'est aussi un homme violent, responsable de la mort de son fils unique. Rompu aux exercices les plus brutaux, il est grand chasseur. C'est avec expérience et passion que Gaston Phébus, alors âgé de cinquante-sept ans, rédige ce traité personnel et original, dans un excellent français ponctué de quelques caractères normands-picards, alors que sa langue maternelle est la langue d'oc parlée à la fin du XIVe siècle dans le comté de Foix. Il y passe en revue tous les aspects de la chasse médiévale, animaux à chasser, chiens, pages, valets et veneurs, pièges...

La Bibliothèque nationale de France conserve au département des manuscrits, deux exemplaires de cet ouvrage sous les cotes ms. fr. 619 et ms. fr. 616. Le ms. fr. 619 est ici totalement reproduit, textes et enluminures, tandis que pour le ms. fr. 616 ne sont présentées que les enluminures.