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Le cadrage scinde la femme en deux juste sur l'axe de symétrie du visage. Ce qui est montré suffit. Cependant ce qui est hors champ, que ce soit l'autre moitié du visage ou le corps de l'homme dont seule la main est visible, travaille la photo et notre imagination. Prisonnier des limites du cadre, ce visage à œil unique est mis en balance avec la main de l'homme : l'un, en haut à droite, l'autre, en bas à gauche, l'épaule les reliant. La main posée sur la femme marque une appartenance à laquelle l'épaule tombante et l'ombre sous l'œil semblent répondre, tandis que les plis de la robe prolongent autrement les doigts. L'image renvoie à l'expression courante chez certains hommes pour désigner leur femme : "ma moitié". |