Gallimard

Le Crime et la Peine

Louis PROAL, conseiller à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, 1892, p. 208.
 
« Les médecins qui se rendent compte de la puissance des bons et des mauvais exemples voudraient avec raison qu’on n’étalât pas dans les journaux le tableau des infirmités morales, des suicides et des crimes ; ils sont effrayés du danger que représente cette publicité pour les esprits faibles, malades, qui sont dans la société (car tous les fous ne sont pas dans les asiles), pour les jeunes gens et les femmes nerveuses. Les détails donnés sur l’exécution des suicides, des crimes, frappent l’imagination et peuvent éveiller l’esprit d’imitation. »