sur Gallica

Les principaux quotidiens nationaux

La Croix

Publication disponible de 1880 à 1944



Mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, La Croix adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre

refuse de se saborder.




Le Figaro

Publication disponible de 1826 à 1940

et de 1854 à 1942


Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal

se caractérise par ses reportages en France

et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Nord.


Le Figaro. Supplément littéraire

Publication disponible de 1876 à 1929



Supplément hebdomadaire créé en, 1876,

Le Figaro. Supplément littéraire ouvre ses colonnes à de nombreux écrivains parmi lesquels Mérimée, Vallès, Ernest Daudet, Ibsen, Henri de Régnier... En 1929, il devient une rubrique du Figaro.






Le Temps

Publication disponible de 1861 à 1942

 


Lancé en 1861 par le libéral Auguste Neffzer, Le Temps est repris par Adrien Hébrard. Le journal se démarque par son important réseau de correspondants. Sa qualité et son sérieux sont unanimement reconnu. Républicain conservateur, il devient l'organe officieux de la diplomatie française. Il se saborde en 1942.





L'Humanité

Publication disponible de 1904 à 1939 et 1944

 


Fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la

mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec

le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.


La Presse

Publication disponible de 1836 à 1930, 1932, 1934 et 1935

 

Lancée en 1836 par Emile de Girardin,

La Presse marque un tournant. La publicité permet de baisser les coûts et d'attirer

un large public, par la qualité des articles

du journal auquel Dumas, Gautier et Hugo collaborent. Discrédité par le faux scoop

de l'atterrissage de Coli et Nungesser,

le titre disparaît en 1932.





Le Journal des Débats politiques et littéraires

Publication disponible de 1814 à 1944

 

Fondé en 1789 par l'imprimeur Baudouin,

le journal rend compte des débats de l'Assemblée nationale. Racheté par les frères Bertin en 1799, il devient ensuite Journal de l'Empire puis retrouve son nom. La qualité de la rédaction et la diversité des thèmes traités, de la politique à la littérature, font de ce titre conservateur une référence. Réfugié à Clermont-Ferrand, il cesse de paraître en 1944.


Le Gaulois

Publication disponible de 1868 à 1929

 


Créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.


Le Petit Parisien

Publication disponible de 1876 à 1944

 


Fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.


La Lanterne

Publication disponible : numéro spécimen, 21 avril 1877, à n° 18476, 17 mars 1928


Créé en 1877 par Eugène Mayer, ce titre radical connaît un rapide succès. Fortement anti-clérical et détracteur de la police, le titre est plusieurs fois condamné. Son influence décroît après la guerre et le journal meurt en 1938.




L'Intransigeant

Publication disponible de 1880 à 1943 sauf 1910


Lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.


La Justice

Publication disponible de 1880 à 1914, 1916, 1918 à 1931 et de 1939 à 1940


Fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.



Le Matin

Publication disponible de 1882 à 1944



Lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.



L'Aurore

Publication disponible de 1897 à 1916

 


Fondé par Ernest Vaughan en 1897, cet organe républicain de tendance socialiste est d'abord animé par Clemenceau. Son départ en 1906 réduit l'audience du journal qui disparaît en 1914.







L'Ouest-Eclair

Publication disponible de 1899 à 1944 (suivant les Éditions)

 

Créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par Ouest-France à la Libération.



L'Action française

Publication disponible de 1906 à 1944



Fondé par Charles Maurras et Léon Daudet, le journal s'affirme rapidement comme le fleuron de la presse nationaliste et anti-républicaine. Son ton provocateur asseoit son succès. Violemment antisémite et antimaçonnique, il fédère l'ensemble de la droite conservatrice jusqu'en 1926, date à laquelle il est mis à l'index par le pape. Le soutien qu'il apporte à Vichy lui vaut d'être interdit en 1944.


Le Constitutionnel

Publication disponible de 1819 à 1914

 


Fondé durant les Cent Jours, le journal paraît sous plusieurs noms jusqu'en 1819. Libéral et anti-clérical sous la Restauration, il devient l'organe de Thiers sous la Monarchie de Juillet. Soutien du Second Empire, il reste cependant un fin analyste de la situation politique sous la IIIe République. Déclinant, il cesse de paraître en 1914.




L'Univers

Publication disponible de 1867 à 1914 et de 1917 à 1919

 

Créé par l'abbé Migne en 1833, le journal est animé dès 1842 par Louis Veuillot. Conservateur et ultramontain, le journal fustige les républicains comme les catholiques libéraux, jugés trop « tièdes ». Très influent dans le clergé, le journal discrédite par ses excès l'Église aux yeux des républicains. Il est suspendu à plusieurs reprises.



Le Siècle

Publication disponible de 1836 à 1927, 1930 et 1932


En 1836, Armand Dutacq lance Le Siècle. Anticlérical, le titre émet des critiques vis-à-vis du régime monarchique. Sous le Second Empire, il fait figure de « Moniteur de l'opposition » et soutient Thiers. De 1874 à 1876, il est animé par Jules Simon ce qui n'empêche pas son net déclin. A partir de 1930, sa parution devient irrégulière. Il cesse de paraître en 1932.



Le Petit Journal

Publication disponible de 1863 à 1944

 


Lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.


Le Petit Journal illustré

Publication disponible de 1920 à 1937

 


Créé en 1884 pour concurrencer L'Illustration le supplément du dimanche du Petit Journal fait la part belle aux faits divers, aux têtes couronnées et aux scandales qui font la Une. Deux illustrations pleine page en couleur ouvrent et ferment chaque numéro. Toutefois, le titre ne rencontre pas le succès espéré. En 1920, il reste pourtant le seul supplément du Petit Journal et change de nom pour devenir Le Petit Journal illustré.


L'Écho de Paris

Publication disponible de 1884 à 1938


Lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.


haut de page