Descente dans les ateliers de la liberté de la presse
Liberté de la presse
Anonyme, 1792-1794.
impression d’après gravure à l’eau-forte, 19,5 × 25,5 cm
BnF, Estampes et Photographie, MD MAT-3A BOÎTE PET FOL
© Bibliothèque nationale de France
De 1789 à 1792, la censure exercée par l’Ancien Régime disparaît. Tandis que les journaux se multiplient, toute une imagerie célèbre la liberté de la presse. Ainsi cette scène qui se déroule dans une imprimerie. Fait inhabituel : une foule désordonnée s’y presse, impatiente de lire les nouvelles du jour. La bousculade témoigne de l’enthousiasme et de la soif d’information engendrés par les journaux révolutionnaires.
Au second plan à droite : le compositeur, en suivant des yeux la copie, prend des lettres dans la casse (grand tiroir où sont rangés les caractères), et assemble lettres et mots dans le composteur (cornière métallique).
Au second plan au milieu : un aide encre la forme à l’aide de tampons de cuir garnis de feutre.
Au second plan à gauche, se fait l’impression : la platine portant la feuille de papier est pressée par une vis centrale contre la forme.
Au bord supérieur de la gravure, les feuilles à sécher sont accrochées sur des fils avec des pinces à linge. On peut distinguer les titres suivants : l’Ami de la Patrie, l’Ami des lois, le Clairvoyant, le Courrier des spectacles, le Furet, le Mercure de France, le Messager, le Miroir, Le Père Duchêne, le Propagateur, le Publiciste, le Rédacteur, Le Voyageur… (D.S.)
 
 

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