Le Canard
gravure sur bois, d’après dessin de Jean-Jacques Grandville, parue dans Les Français peints par eux-mêmes, édition Curmer.
Lavieille, 1840-1842.
24,5 × 16,5 cm
BnF, Estampes et Photographie, MD MAT-3 BOÎTE PET FOL
© Bibliothèque nationale de France
Depuis les « canards sanglants » d’Ancien Régime – ainsi nommés par Maurice Lever dans son ouvrage du même nom –, le fait divers constitue pour la presse la plus populaire une matière de première importance. Avec une préférence marquée pour les événements les plus sanglants et les plus sordides, elle met en scène drames familiaux, accidents, attentats et tout autre crime commis par les « apaches », « surineurs », « chauffeurs » ou, plus tard, par les fameux « bandits en auto ».
Les progrès techniques de l’imprimerie autorisant une large utilisation des couleurs n’eurent pas pour effet de limiter les à-plats de rouge « sang de boeuf ». La vente à la criée des journaux ne pouvait quant à elle qu’exciter la curiosité des passants et des badauds.
 
 

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