Saisie des presses au National, le 27 juillet 1830 : ouverture des ateliers par le serrurier de la Conciergerie
Victor Adam, Paris, vers 1830.
lithographie coloriée. 29,5 × 45 cm (épreuve) ; 21,1 × 30,2 cm (image), Bichebois aîné
BnF, Estampes et Photographie, RÉSERVE QB-370 (87)-FT 4
© Bibliothèque nationale de France
Les ordonnances du 25 juillet 1830 limitant la liberté de la presse entraînent la fin du régime de Charles X : la publication sans autorisation du National, du Temps, du Globe et du Journal du commerce le 27 juillet, est réprimée par la saisie de leurs presses et par l’arrestation des signataires de la protestation contre les ordonnances. Des échauffourées ont lieu entre la police et les ouvriers typographes, qui constituent les éléments les plus actifs des Trois Glorieuses (27-29 juillet). Avant la mise en œuvre de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, la répression des délits de presse, presque toujours conséquence d’une libre expression déplaisant au pouvoir politique, s’opère manu militari et cherche à priver les journaux visés de tout moyen d’existence. La justice prononce des peines d’emprisonnement – généralement dans les prisons de Mazas ou Sainte-Pélagie –, des interdictions de publication, des saisies et des destructions de tirages que la police perpètre au cours d’opérations qui tiennent de la razzia et du saccage : razzia sur les documents rédactionnels, administratifs et comptables trouvés dans les bureaux des journaux, saccage du matériel d’imprimerie, comme l’indiquent symboliquement sur cette gravure les morceaux d’une presse brisée jetés au sol. La loi de 1881 limitera les interventions de la justice à la personne du gérant et, éventuellement, au signataire de l’article incriminé, permettant ainsi aux journaux de survivre à une interdiction temporaire.
 
 

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