L'Affaire Proprengro
Gringoire, n° 418, page une
6 novembre 1936.
58,5 × 41 cm
BnF, Droit, Économie, Politique, GR FOL-Z-142
© Bibliothèque nationale de France
Si c’est L’Action française qui déclenche l’affaire Salengro en accusant à tort le ministre du gouvernement Blum d’avoir déserté durant la Première Guerre mondiale, c’est Gringoire qui va porter la charge contre le ministre. Dès l’origine, l’hebdomadaire de littérature et de politique, lancé dans le sillage du succès de Candide, se situe très à droite de l’échiquier politique.
L’arrivée au gouvernement du Front populaire amène le journal d’Horace de Carbuccia à durcir encore ses positions. Le 6 novembre 1936, bien que les commissions parlementaires aient innocenté Salengro, Béraud traîne une ultime fois le ministre dans la boue sous le titre « L’affaire Proprengro ».
Salengro se suicide quelques jours après la parution de l’article. Ni Béraud ni Gringoire n’exprimeront de regrets. Gringoire disparaît à la Libération, après avoir été l’un des principaux acteurs de la presse collaborationniste entre 1940 et 1944.
 
 

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