Je suis partout
n° 2, page une
6 décembre 1930.
62 × 46 cm
BnF, Droit, Économie, Politique, GR FOL-Z-153
© Bibliothèque nationale de France
Fondé par Arthème Fayard en 1930, Je suis partout, journal d’information politique et culturelle, devient vite l’hebdomadaire de l’extrême droite militante. Constitué d’anciens maurrassiens en rupture avec l’Action française, jugée trop conservatrice, le journal rassemble les intellectuels les plus nationalistes de l’époque, parmi lesquels Gaxotte, Brasillach et Rebatet. Dès 1932, le journal affichera son antisémitisme et son soutien aux fascismes européens. Il sera interdit en 1940, mais reparaîtra à la faveur de l’Occupation et deviendra, avec 250 000 exemplaires diffusés en 1942, le plus influent des journaux collaborationnistes. Il disparaîtra dans la débâcle allemande en août 1944. Brasillach sera fusillé, la plupart des autres rédacteurs seront condamnés à des peines de prison.
 
 

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