Il Caffè
1804.
Milan, Silvestri - In-4o
BnF, Littérature et Art, Z. 5659
© Bibliothèque nationale de France
Indicateur du lien qui s'instaure au XVIIIe siècle entre les gens de lettres et l'espace du café, un lieu propice aux échanges d'idées, le titre même de ce périodique marque la volonté de ses auteurs de créer un journal d'opinion s'adressant à un public plus large que celui auquel était destinée la presse savante. Il Caffè était l'organe d'un petit groupe de jeunes aristocrates lombards gagnés aux Lumières, parmi lesquels Beccaria, qui avaient formé l'Academia dei pugni sur l'initiative d'un spécialiste d'économie politique, Pietro Verri (1728-1797), et de son frère Alessandro (1741-1816). Commencée en juin 1764, la publication s'interrompit en mai 1766 quand Beccaria et Alessandro Verri partirent pour Paris à la rencontre des philosophes dont ils diffusaient et développaient les idées en Italie. L'audience de ces "bons cosmopolites" préoccupés des progrès des sciences et des vertus sociales, comme les qualifiait Pietro Verri, dépassa le Milanais : dès 1766, l'ensemble des numéros fut réimprimé en deux volumes à Venise et en 1804 paraissait cette réédition milanaise.
 
 

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