Caricature d’Hugo refusée
La Lune rousse
André Gill, Paris, 7 octobre 1877.
Partie de Un maître de la caricature : André Gill (1840-1885), volume 2, l'Ibis, 1927
BnF, Histoire, philosophie, sciences de l'homme, FOL-LN27-62528 (2)
© Bibliothèque nationale de France
Quand la censure s’exerce, le meilleur moyen de la dénoncer est parfois de la mettre en scène, en laissant vacant l’espace du dessin interdit.
Dans ce numéro de La Lune rousse du 7 octobre 1877, le dessin d’André Gill a été interdit. Le journal y affiche en lieu et place quelques explications : « Notre dessin refusé avait trait au nouveau livre de Victor Hugo. Il représentait le Maître en robe de juge, écrivant son œuvre sur un bronze où se lisait : Le crime du deux décembre, et mesurant du regard l’aigle de l’Empire étendu à ses pieds. La censure n’a pas voulu tolérer ce croquis dépourvu d’enthousiasme pour l’oiseau bonapartiste. C’est pourquoi nos lecteurs devront se contenter, pour aujourd’hui, d’une réclame à l’Eau Bazana, où la République, d’ailleurs, montre de belles dents. Amen !
La Lune rousse. »
Le dessin censuré (visible à droite) a finalement été publié dans un tiré à part.
 
 

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