La Presse à la Une

Jaurès assassiné

L’Humanité, n° 3758, page une
1er août 1914.
62 × 44 cm
BnF, Droit, Économie, Politique, GR FOL-LC2-6139
© L’Humanité, 1914
Le 31 juillet 1914, l’étudiant nationaliste Raoul Villain assassine Jean Jaurès au café du Croissant. Ce meurtre met fin aux derniers espoirs de paix. Jaurès, ardent défenseur de la paix et fidèle à la ligne arrêtée par l’Internationale ouvrière, militait pour la grève générale en cas de déclenchement du conflit. Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France et les députés socialistes se rallient à l’Union sacrée en votant les crédits de guerre. Une page se tourne alors pour L’Humanité. Fondé par Jaurès dix ans plus tôt, le quotidien s’était fixé pour but d’unifier les socialistes et était devenu l’organe officiel de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) en 1911. À travers L’Humanité, Jaurès souhaitait « donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde ». À l’issue de son procès, en 1919, Raoul Villain se verra acquitté.