Les premiers journaux

Lecture du journal par les politiques de la petite Provence au jardin des Tuileries

Collection de dessins sur Paris, par Destailleur. Tome VI
BnF, réserve des livres rares, RESERVE VE-53H-FOL
© BnF
Dès le XVe siècle, l’imprimerie permet une plus large diffusion des informations d’actualité. Mais il faut attendre la fin du XVIe siècle pour que ces publications commencent à adopter une périodicité régulière, d’abord dans le monde germanique puis en Europe du Nord. En France, c’est le lancement en 1631 d’un hebdomadaire, la Gazette de Théophraste Renaudot, qui marque les réels débuts de la presse. Plus tard, avec la Révolution française, la demande d’informations s’accroît et les titres de toutes tendances politiques se multiplient.
Encore insuffisamment diffusées, les gazettes sont lues collectivement. Tandis que les crieurs publics en clament les gros titres dans les rues, les amateurs d’informations se retrouvent en des lieux précis pour lire et commenter ensemble les nouvelles. A Paris, c’est au Jardin du Luxembourg, aux Tuileries ou au Palais-Royal que ces « nouvellistes » se rassemblent.
Plus tard, vers le milieu du XVIIIe siècle, la lecture publique s’organisera même dans des « chambres de lectures » partagées par tous les co-abonnés à un même journal