La caricature et la censure

« C'était vraiment bien la peine de nous faire tuer ! »

Honoré Daumier, 27 août 1835.
Lithographie, état unique, avec la lettre. Épreuve sur blanc, don A. Curtis en 1949. 21 x 29 cm. Delteil 130.
BnF, Estampes et Photographie, Rés. Dc-180b (3)-Fol.
© BnF
En 1835, un attentat contre Louis-Philippe entraîne le rétablissement de la censure. La loi du 9 septembre 1835, particulièrement répressive envers l’illustration, permet de réprimer désormais « tout dessin, toute lithographie, toute gravure injurieuse pour le roi, les chambres ou le gouvernement », en l’assimilant à un attentat contre la sûreté de l’État.
Au moment où la Chambre des députés délibère sur le projet de loi, Daumier publie une dernière planche dans La Caricature. Trois révolutionnaires, tués lors des journées de juillet de 1830, sortent de leur tombeau et constatent que le sacrifice a été vain. Après le vote de la loi, La Caricature, ainsi que 30 autres journaux, disparaissent.