La caricature et la censure

Un parricide

Planche n° 106 de la série Actualités
Honoré Daumier, 16 avril 1850.
1850. Lithographie, 3e état sur 3, avec la lettre. Épreuve sur blanc provenant du dépôt légal. 22,4 x 20,4 cm. Delteil 2002
BnF, Estampes et Photographie, Rés. Dc-180b (40)-Fol.
© BnF
En 1850, Adolphe Thiers (1797-1877), ancien journaliste, s'apprête à assassiner la presse, avec une nouvelle loi en restreignant la liberté (votée le 16 juillet 1850), qui impose notamment un droit de timbre et la signature des articles.
Les caricaturistes comme Cham et Bertall multiplient les dessins dénonçant ce nouvel étranglement. Quant à Daumier, abandonnant pour un temps la caricature de mœurs, il publie cette lithographie dans Le Charivari. L'allégorie féminine évoque ici la Presse, apparaissant dans un halo lumineux à l'origine d'un bel effet de contre-jour qui donne toute sa force à cette composition simplifiée à l'extrême.