Journaux de tranchées

Le Seau à charbon

Journal périodique des C.R. et P.A., n°12
1916-1918.
BnF, Rés. 4 Lc6-279
© Bibliothèque nationale de France
Dans l’argot des poilus, l'appellation de seau à charbon provient du surnom donné à un mortier de 76 allemand : le Minenwerfer, autrement connu sous le nom de crapouillot. Car la première préoccupation de la rédaction d'un journal de tranchées était le titre du journal. « Il y eut des échos tant et plus ; les canards pullulèrent, les poilus furent indénombrables, évidemment beaucoup de gazettes ; quelques cris furent poussés », signale André Charpentier, un de leurs historiographes.
Certains journaux s’attribuent aussi des appellations détournées de l’arrière : Le Cafard enchaîné, le Bulletin désarmé, La Félix Potin…ière, organe du ravitaillement,… ; d’autres le nom de leur secteur de cantonnement : Woëvre et sel ; La Suippes à demain