Journaux de tranchées

Le Poilu déchaîné

Organe officieux du 344e régiment d'infanterie, n°14
1915-1916.
BnF, Rés. Fol. Lc6-207
© Bibliothèque nationale de France
Le cran et la bonne humeur sont un trait commun des feuilles de tranchées mais cette gaieté est complexe : « gaieté de se retrouver vivant après l’attaque, gaieté qui nargue la souffrance, gaieté un peu nerveuse qui précède le « coup dur », gaieté dérivative. Cette gaieté, c’est la réaction nécessaire. Le poilu est frère de Gavroche, qui en allant aux barricades sait bien ce qu’il risque et tombe la gouaille aux lèvres. » (André Charpentier)
Avec Le Poilu du 37 et Le Poilu du 6-9, il est l’un des titres qui circulent au sein de la 11e division, dite Division de fer, chargée jusqu’en 1914 de surveiller la frontière franco-allemande, et qui se trouve ensuite régulièrement engagée dans les combats les plus durs, notamment autour de Verdun, en février de cette même année 1916.