Journaux de tranchées

Notre rire

Organe d’un bataillon du 8e régiment d’artillerie, n°11
Novembre-décembre 1916.
BnF, Rés. Fol. Lc6-219
© Bibliothèque nationale de France
Les gazettes de tranchées sont dépouillées à Paris par les services de la propagande. Des coupures sélectionnées sont reproduites dans la presse nationale, alliée, et dans celle des pays neutres. En 1916, Le Journal organise un Concours des journaux du front dont le jury est présidé par Henri de Régnier. Peu à peu une véritable confraternité naît entre les principaux titres, et de nombreuses références croisées voient le jour, tel cet hommage de Notre rire à L’Argonnaute.
Alexis Violay y fait paraître un hommage à Zim, l’illustrateur de L’Argonnaute, dont il vient d’apprendre la mort trois mois auparavant par la presse parisienne. Même si l’appel à mutualisation des abonnements lancé en fin d’article ne semble ne pas avoir abouti, ce témoignage illustre bien les liens entre le front et l’arrière, entre les gazettes de tranchées elles-mêmes, et la solidarité qui pouvait exister entre elles.