Journaux de tranchées

L’Argonnaute

Journal humoristique mais intermittent, interdit formellement aux embusqués, n°30
Juillet 1917.
BnF, Rés. Fol. Lc6-128
© Bibliothèque nationale de France
À défaut de mémoires de guerre, l’évocation des conditions de vie au front est parfois prétexte à une certaine approche esthétique, pittoresque ou humoristique. Autocensure ? Dans l'ensemble, les rédacteurs du front savaient « jusqu'où ils pouvaient aller trop loin » (Jean-Pierre Tubergue).
Ces impressions anonymes de la vie des tranchées, sans aborder clairement la détresse et l’angoisse des hommes, n’en évoquent pas moins bien des symptômes.