Femme nue assise les pieds dans l'eau
Signé et daté en haut à gauche Rembrandt f. 1658
Eau-forte. 160 x 80 mm. Les angles de la plaque sont arrondis
État unique
Plaque de cuivre
162,5 x 82 mm ; épaisseur : 1,37 mm ; poids : 162 g ; numéroté au verso 21 et 27
La plaque n'a pas été retravaillée mais sans doute mordue à nouveau. Les angles droits sont plus arrondis que les angles gauches. De nombreux tirages ont été réalisés. D'après Hollstein, la plaque serait la moitié supérieure de celle du Christ et la Samaritaine. Les plaques ont la même épaisseur.
BNF, Estampes, Rés. Cb-13a
L'éclairage qui vient de la droite, plus naturel que dans les autres figures de nus, est toujours utilisé pour donner du relief au corps, sculpture de lumière. La gravure est exécutée plus librement que dans les premiers nus, et avec beaucoup plus de maîtrise. Les tailles simples ou croisées sont espacées, soulignant largement les formes. Quelques points nuancent le modelé, notamment sur la jambe et le long du dos. Le visage de profil est dans l'ombre. Bien que des feuillages se distinguent dans le fond, le modèle assis sur un coussin posé sur une chaise pourrait être dans un intérieur.
Les effets obtenus par les tirages sur vélin ou sur japon avec ou sans un ton d'encrage sont très différents même s'il s'agit de la même planche. Le papier japon, moins absorbant que le "papier de Hollande", offre des nuances délicates. Ici, l'effet d'encrage limité au fond accentue la luminosité du corps nacré qui se détache sur des noirs somptueux. Le vélin, plus lisse que le papier japon, absorbe peu l'encre ; les contours sont imprécis, la lumière diffuse, l'ombre fondue, veloutée, surtout lorsqu'un effet d'encrage unifie l'ensemble. Le rendu, plus pictural que sur papier, évoque le lavis. Le corps se modèle à travers une clarté diaphane.
G. L.
 
 
 
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