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Henri de Valois, fils de François
Ier et Claude de France, devint roi
de France sous le nom d’Henri II et régna de 1547
à 1559. Il épousa Catherine de Médicis
en 1533. Ils étaient âgés tous deux de quatorze
ans. Ils eurent dix enfants dont trois régnèrent,
François II qui épousa Marie Stuart, reine d’Écosse,
Charles IX et Henri III. Deux de leurs filles furent reines,
Élisabeth par son mariage avec le roi d’Espagne,
Philippe II, et Marguerite par son mariage avec Henri de Navarre,
le futur roi de France, Henri IV. Cette postérité
accrut l’affection que le roi portait à la reine,
malgré son attachement à sa maîtresse Diane
de Poitiers. Très bon père de famille, il veillait
avec elle à l’éducation de leurs enfants. |
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Le
goût des portraits
Les portraits étaient très appréciés
à la cour de France, notamment par la reine. Son abondante
correspondance, les comptes des bâtiments et l’inventaire
des meubles de son hôtel effectué en 1589, révèlent
son goût pour ce genre. Les commissaires qui furent chargés
de faire le relevé de ses biens notent la présence
de trois cent quarante et un portraits dont de très nombreux
aux murs et d’autres dans les endroits les plus divers
: coffres, armoires, galetas. La plupart sont dus à Pierre
et Côme Dumoûtier et à Benjamin Foulon, peintres
officiels de la reine, mais aussi à François Clouet
et Corneille de Lyon. |
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Ceux de ses dix enfants lui
étaient particulièrement précieux et dans
son livre d’heures, elle avait fait exécuter des
enluminures les représentant. De nombreux portraits aux
crayons de tous les membres de la famille royale, à des
âges divers, subsistent. La collection de la reine en
comptait cinq cents. Ils jouaient le rôle des photographies
actuelles. Portraits
de famille
Les enfants sont très souvent représentés.
Catherine de Médicis, lorsqu’elle en était
éloignée réclamait leur portrait. Elle
en demandait aussi régulièrement de ses petites-filles
espagnoles, afin de suivre leur croissance.
Ainsi écrit-elle souvent à Mme d’Humières,
gouvernante des enfants de France, et à M. d’Humières,
gouverneur de la maison des princesses pour avoir des nouvelles
de ses fils et filles, et commander des portraits : "[…]
faire paindre au vif par le painctre que vous avez par delà
tous mes ditz enfans tant filz que filles avec la royne descosse,
ainsi quilz sont, sans riens oblier de leurs visaiges, mais
il suffist que ce soit en créon, pour avoit plus tost
faict, et me les envoiez le plus tost que vous pourrez en quoi
faisant vous me ferez bien grand plaisir […]." (BNF,
mss fr. 3133, p. 8, 1er juin 1552.)
La reine d’Écosse Marie Stuart était fiancée
au dauphin François, et élevée à
la cour de France. Les crayons sont envoyés "en
diligence et sur chevaux de poste". On les confie à
des courriers qui les portent au roi Henri II, de Blois à
Paris ou de Paris à Fontainebleau. Ils étaient
attendus avec impatience, comme la réponse du roi en
témoigne : "À ce que j’ai vu par leurs
pourtraictures mes enfants sont en tres bon estat. Dieu mercy".
(Henri Omont, Livres d’heures d’Henri II,
Paris, 1907, p. 82)
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La reine envoie un peintre
auprès de ses enfants le 16 janvier 1547, puis, en mai
1548, elle demande qu’on lui expédie des portraits
"du côté que le peintre n’a pas accoustumé
de les peindre et portraire" (Catherine de Médicis,
t. I, p. 23) ; le 14 juin 1548, elle est satisfaite en constatant,
grâce aux portraits, que ses enfants sont "bien amendés".
G. L. |
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