![]() |
La poésie lyrique |
| La poésie persane, à ses débuts, sinspire des modèles arabes tout en gardant de profondes attaches avec la littérature de lIran préislamique (notamment pehlvie et parthe). Les premiers vers en persan sont composés dans les cours orientales du Khorâssân et de Transoxiane, mais dès le Xe siècle, à louest, de nouveaux centres littéraires attirent poètes et écrivains. Dès le début du XIIe siècle, les recueils de poèmes (divâns) contiennent généralement un grand nombre de ghazals, courts poèmes de même structure et de même rime qui constituent la forme la plus courante du lyrisme amoureux. Hâfez, poète de Chirâz, compose à la fin du XIVe siècle des ghazals dont la fortune sera immense. Profondément pessimiste, il y chante les tourments de lâme humaine et dun amour qui peut être tour à tour interprété comme lamour divin ou comme la passion amoureuse. |
![]()
| Le tavernier lit lavenir dans la coupe de
Djamchid Ce manuscrit du Recueil des uvres poétiques de Hâfez peut être rattaché à la période de très grande fécondité des ateliers de Chirâz. Il ne comporte que trois peintures. Sur celle-ci, le propriétaire de la taverne tient dans sa main la coupe de Djamchid, dans laquelle on peut lire lavenir. Il la montre au poète Hâfez, qui ny voit que des larmes |
||
![]() ![]() |
![]() Hâfez, Recueil des uvres poétiques (Divân) |
![]()
| Une anthologie poétique persane illustrée par
Behzâd Ce manuscrit appartient à un type
danthologies « oblongues » très prisé au XVe
siècle. Il comporte un choix de poèmes dus à seize
auteurs, pour la plupart poètes de la cour de Hoseyn
Mirzâ Bayqarâ. Toutes les peintures quil renferme
sont du même style et sans doute de la même main :
celle du peintre Behzâd. Les deux scènes de genre
présentées à droite accompagnent des poèmes de
Hâfez, mais sont sans rapport avec le texte. Celles de
gauche illustrent deux motifs dun poème de Hakimi
: une scène de polo et loffrande par le poète
dune coupe de vin à sa bien-aimée. |
||
![]() |
![]() Anthologie poétique persane illustrée par Behzâd |
![]()
| © Bibliothèque nationale de France |