La lettre comme symbole
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 14v°-15r°
© Bibliothèque nationale de France
D’une façon souvent déroutante, le second livre du Champ fleury entend justifier le tracé des lettres « attiques » par des arguments symboliques. Après avoir inscrit les lettres dans un quadrillage de dix cases sur dix pour montrer « que les neuf Muses et Apollo qui faict le dixiesme sont celebrez […] par bonnes lettres » (f° 14r°), Tory donne une valeur allégorique aux caractères romains par une succession de raisonnements analogiques fondés sur des mises en pages novatrices et des gravures originales. Il commence par associer I et O, qui permettent selon lui de construire toutes les autres lettres, aux grandes représentations du savoir : Apollon, les neuf Muses et les sept arts libéraux. Tandis que les dix cases de la longueur du I correspondent à Apollon et les neuf Muses, les huit cases de l’intérieur du O correspondent à Apollon et les sept arts libéraux.
 
 

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