Une chaine d’or dans un I
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 25v°-26r°
© Bibliothèque nationale de France
Souhaitant établir une nouvelle fois l’origine divine de ses lettres « attiques », Tory associe la lettre I à la chaine d’or dont Zeus menace les autres dieux dans l’Iliade (VIII, 18-26). Après avoir résumé le récit homérique et cité un commentaire célèbre du passage, il offre une image superposant la lettre à la chaine d’or. Mais à quoi sert la gravure ? La valeur symbolique de la verticalité du I était déjà clairement établie dans le texte. Le traitement expressif du paysage, qui donne une dimension onirique à l’image, suggère que la gravure est surtout un moyen d’explorer une zone graphique nouvelle mi-typographique mi-figurative. La réflexion analogique sert de déclencheur et de support à une invention visuelle.
 
 

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