Du G à l’écriture par image 1
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 41v°-42r°
© Bibliothèque nationale de France
Peut-être parce qu’elle est l’initiale du prénom Geoffroy, la lettre G sert de support à plusieurs digressions. Après l’habituelle présentation géométrique, dont on peut noter au passage la beauté graphique, Tory mentionne différents usages décoratifs de la lettre et évoque quelques prononciations dialectales : « L’affinité du G au C et du C au G est ung peu trop observée a Bourges dou je suis natif […]. Les picards […] pronuncent le G en aucunes dictions, comme en lieu de dire. Ma iambe est rompue […], ilz disent. Ma gambe s’est rompue… ». Le Champ fleury est de fait un document de première importance sur la variation dialectale à la Renaissance. Mais c’est surtout le rébus « G grand A petit » (j’ai grand appétit) qui ouvre une longue digression sur « l’escriture faicte par Images » appelée à se prolonger aux pages suivantes.
 
 

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