Le Y pythagoricien 1
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 61v°-62r°
© Bibliothèque nationale de France
Les pages consacrées au Y comptent parmi les plus célèbres du Champ fleury. Après avoir indiqué les règles permettant de tracer la lettre au compas, et précisé sa prononciation et son origine grecque, Tory expose la tradition pythagoricienne faisant des deux branches du Y une image du choix entre le bien et le mal : tandis que la branche de gauche symbolise par sa largeur la facilité de la « voie de volupté », celle de droite symbolise par son étroitesse l’exigence de la « voie de vertu ». La forme de la lettre est encore une fois un symbole moral. Mais Tory, dans les pages qui suivent, explicite cette signification allégorique par deux représentations plus développées.
 
 

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