Lettres chaldaïques et lettres goffes
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 76v°-77r°
© Bibliothèque nationale de France
Poursuivant le relativisme graphique des pages précédentes, ces feuillets mettent en regard une ancienne langue sémitique et une graphie médiévale du latin. Le soin philologique reste présent : Tory prétend offrir avec les lettres chaldaïques les signes « que les Hebreux usoient au temps de Moyse » (f° 73r°) et il propose avec le terme de « Goffe » (grossier, lourd), qu’il rattache faussement aux Goths, une nouvelle appellation des lettres dites « imperiales et bullatiques » habituellement associées aux lettres diplomatiques et aux bulles papales. Mais l’effet est surtout graphique : au-delà de leurs différences, les deux alphabets opposent avant tout des formes anguleuses et ponctuées à des formes courbes et déliées.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu