Guillaume de Digulleville

Inspiré par le Roman de la Rose, Guillaume de Digulleville, cistercien de Chaalis, reprend dans son Pèlerinage de vie humaine le thème littéraire du songe, qu'il développe en suivant une veine allégorique chère au Moyen Âge. Il prétend avoir reçu la vision de la Jérusalem céleste, et de ceux qui en obtiennent l'entrée. Ses treize mille vers composés vers 1330-1332 content, avec beaucoup de vie et parfois de réalisme, le cheminement du chrétien partagé entre la séduction des vices et celle des vertus. Voué à un vif succès, le texte connut une large diffusion tant manuscrite qu'imprimée, et fut même l'objet de traductions et de versions en prose.