
Les collections cartographiques de la Bibliothèque
nationale de France ont été réunies en un département
en 1828 grâce à Edme-François Jomard, ancien
ingénieur
géographe de l’expédition d’Égypte.
Il émit le principe d’ouvrir au public un lieu unique
propice au développement des sciences géographiques
et à
la conservation des atlas, des cartes, des plans et des globes terrestres
et célestes.
Le noyau est composé des anciennes collections rassemblées
par le département des Estampes : "portefeuilles du Roi"
qui contiennent les pièces déposées par les éditeurs
français depuis le milieu du XVIIe siècle
; les portefeuilles de l’Abbaye de Saint-Victor entrés
au titre des confiscations révolutionnaires... Jomard s’intéressa
autant aux publications modernes qu’aux collections anciennes
telles les "cartes portulans", ce qui vaut aujourd’hui
au département de posséder l’une des plus
riches collections de cartes portulans au monde.
En 1882, il
fut décidé
de fusionner de toutes les collections entrées depuis 1828 en
un fonds unique. Les cartes ne furent plus regroupées par grandes
régions géographiques, mais par formats, pour en assurer
une meilleure conservation et faciliter l'intégration des documents
nouveaux. Néanmoins
deux grandes collections restent regroupées : la collection
Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville (1697-1782) et celle du
fonds du Service hydrographique de la Marine (des origines à 1940).
La Société
de géographie a déposé sa bibliothèque
et ses archives en 1942.
Depuis 1954, les collections sont installées dans le corps central
de l’hôtel Tubeuf (XVIIe siècle),
entièrement aménagé pour permettre une conservation
correcte et une consultation agréable et fonctionnelle, où
le public peut en outre admirer le plafond à caissons aux armes
de Mazarin.
