Art italiote : Hydrie à figures rouges
Ve siècle avant J.-C.
© Photographie Luisa Ricciarini/Leemage
Une Hydrie ou Kalpis est un vase fermé en céramique de type grec, destiné à transporter et verser l’eau, ce qui explique la présence de trois anses, deux horizontales et une verticale. Les motifs sont dessinés en réserve sur le vase en terre rouge par des peintres reconnus à leur époque, et protégés par un vernis d’argile avant que le vase ne soit enduit de peinture noire et placé au four. Les figures rouges de la céramique ressortent ainsi, sur le fond noir, après la cuisson. Selon les modes et leurs origines, dans les régions romaines conquises par la Grèce, l’Apulie, la Campanie, ou la Lucanie, les sujets sont empruntés soit à la mythologie soit aux rites grecs d’Aphrodite (rites érotiques) ou de Dionysos (rites funéraires). Les convives des banquets dionysiaques, entraînés par le rythme effréné des danses, atteignaient le paroxysme de l’enthousiasme et de l’excitation au spectacle des performances acrobatiques extrêmes des danseurs et danseuses, les kybistétères. En appui sur les mains ou sur les coudes, comme sur l’image, le corps arrondi en arc, à la limite de la culbute, les équilibristes attrapent avec leurs pieds, des objets ou des coupes pleines qu’ils soulèvent jusqu’à leurs lèvres ou offrent autour d’eux. Souvent accompagnés par la musique des crotales (pièces de bois à deux lamelles articulées) ou de l’aulos (flûte à deux corps), ils sautent, en tourbillonnant sur leurs deux jambes ou le corps disloqué en contorsion, au-dessus d’épées plantées au sol, pointes dressées.
 
 

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