Pagode des chaises par la Troupe acrobatique de la Province du Anhui (Chine)
10e Festival mondial du cirque de demain, février 1987.
Centre national des arts du cirque
© Photographie de Gilles-Henri Polge
L’utilisation d’objets du quotidien est récurrente en Chine et les équilibres de chaises sont un excellent prétexte à développer des performances individuelles ou collectives. C’est l’instabilité de l’amoncellement qui rend la prouesse à la fois périlleuse et spectaculaire : ici la « fragilité » de l’ensemble est encore renforcée par la base de la pyramide constituée de quatre petits vases placés sous les pieds de la première chaise… La troupe acrobatique d’Anhui a fait le choix d’un groupe exclusivement féminin, pour accentuer encore davantage le contraste entre la souplesse et l’élégance des acrobates et la lourde rigidité des chaises de bois. L’intensité de ce type de numéro réside autant dans la pureté des équilibres que dans leur patiente mise en œuvre : l’assemblage progressif des différents éléments symbolise autant la rigoureuse construction d’un édifice traditionnel que sa disparition lorsque la pyramide se disloque à l’issue de la dernière figure.
C’est une pyramide de chaises comme celle-ci qui a « déclenché » le concept initial de l’École nationale de cirque de Montréal conçue par l’architecte Robert Magne.
 
 

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