Encyclopédie des arts du cirque

Arts du cirque

Ezec Le Floc’h, bilboquet

Empreinte du futur
Spectacle de sortie de la 5e promotion du CNAC mise en scène par Philippe Goudard, décembre 1993
© Photo Jean-Marie Refflé pour le CNAC
Les élèves des écoles supérieures des arts du cirque comme le CNAC – Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne – suivent une formation multidisciplinaire, et sont aussi accompagnés dans le développement et la réalisation d’un projet personnel. L’innovation et la recherche ont toute leur place et certains étudiants réfléchissent et s’emploient à la création de nouveaux agrès. Dans le domaine de la jonglerie, la manipulation d’objets et les jeux d’adresse offrent des possibilités que Ezec Le Floc’h a souhaité exploiter en choisissant de travailler particulièrement le bilboquet.
L’Académie Française définit le bilboquet dans sa 8e édition comme une « sorte de jouet de bois ou d’ivoire, formé d’un petit bâton tourné, dont un bout est pointu et l’autre terminé par une espèce de petite coupe, et auquel est suspendue, par une cordelette, une boule percée d’un trou ; on met cette boule en mouvement de manière qu’elle retombe et reste dans la coupe, ou que le bout pointu pénètre dans le trou de la boule et la fixe lorsque celle-ci retombe. »
Des mignons d’Henri III à Trotsky en passant par le Marquis de Bièvre, à travers la grande et la petite histoire, des personnages sont repérés pour leur irrépressible et insatiable pratique du jeu de bilboquet et pour leurs scores de centaines de points. À partir du XIXe siècle, dans les pistes de cirque, les exercices se déclinent avec des billes de quelques grammes ou des boules de cuivre de plus d’un kilo, manipulées avec sérieux ou de façon burlesque. Certains jongleurs, de Richieri à l’Hippodrome de l’Étoile à Ezec Le Floc’h sous toutes les latitudes, en font durablement profession.
 
Sources :
- Historique du bilboquet et ses règles de jeu, Paris, impr. G. Sandrin ; P. Maesen, 1933.
- Dictionnaire des jeux de l’enfance et de la jeunesse, p. 35.