Encyclopédie des arts du cirque

Arts du cirque

« Leçon de Diable ou le Diable couleur de Rose », diabolo

Le Bon Genre, Observations sur les modes et les usages de Paris depuis le commencement du dix-neuvième siècle par l’Abbé Pierre de la Mésengère, 1827
Planche n°55 sur 115
Réimpression R. Tamburro avec préface de Léon Moussinac
134 p. et 100 planches couleur, gravure par E. Doisteu, coloris par J. Saudé, éditions Albert Lévy (Paris), 1931
BnF, département des Estampes et de la photographie, PET FOL-OA-94 (BA)
© Bibliothèque nationale de France
« (Année 1812) Faire rouler sur la corde à demi tendue un morceau de bois taillé en sabler, c’est l’A.B.C. du jeu du diable ; mais faire tour à tour passer le diable, avec dextérité, de la corde sur les baguettes, des baguettes sur la corde ; le faire sauter à 25 pieds au-dessus de sa tête, et le retenir sur la corde au moment où il tombe, voilà le difficile. Les joueurs bien exercés l’envoient dans les airs et le reçoivent, toujours roulant, sur une espèce de fourchette attachée au bout d’un des petits bâtons.
Savoir jouer au diable est une chose indispensable aujourd’hui, et un père qui tient à avoir des enfants bien élevés, doit ajouter à la dépense des maîtres de dessin, de musique, de danse, celle du professeur de diable.
Cet instrument nous est venu d’Angleterre. Des personnes attachées à l’ambassade de lord Macartney l’avaient vu en Chine, et l’ont imité à leur retour. Son ronflement, qui s’entend de loin, est un des expédients qu’emploient, pour appeler les acheteurs, les marchands ambulants à qui la police ne permet pas de crier sa marchandise. »