Encyclopédie des arts du cirque

Arts du cirque

Acrobates japonais

Gravure de E. A. Tilly
Publiée dans Les hommes-phénomènes : force, agilité, adresse : hercules, coureurs, sauteurs…, par Guyot-Daubès, chez G. Masson (Paris), fig. 10, p. 183, 1885
BnF, département des Sciences et techniques, 8-TB9-131
© Bibliothèque nationale de France
Les équilibres sur perches et échelles, simples ou combinées, posées à terre ou portées par un partenaire, sont à la base du travail des bateleurs japonais comme des lutteurs à l’entrainement dans les gymnases qui leur sont mis à disposition au sein des bonzeries.
L’utilisation comme agrès de troncs de bambou plus ou moins grands, réputés d’une grande solidité, fait penser à l’usage par les célèbres pompiers de Tokyo des longues échelles et des perches qu’ils maîtrisent d’une façon impressionnante. Les pionniers du cirque au Japon, l’Américain Richard Carlisle Risley en 1865, le Français Louis Soullier (1813-1888) et son Cirque Impérial en 1866 puis en 1871, mais aussi Giuseppe Chiarini (1823-1897) et son Cirque Royal Italien en 1886, contribuent à la reconnaissance et à l’inscription au répertoire acrobatique occidental de ces exercices de force et d’agilité nouveaux présentés avec un cérémonial raffiné et poétique auquel participent costumes, éventails et postures.
 
Voir aussi :
- « Acrobates et Saltimbanques orientaux », in L’Orient, tome 1, p. 283, par Théophile Gautier, Paris, Fasquelle, 1893.