Loïe Fuller (1862-1928), danseuse de la Belle Époque
Émilienne d'Alençon, danse « serpentine »
La danse serpentine par les chiens du professeur Richard
Alcazar d'Eté, vers 1895
Affiches américaines, ateliers Charles Lévy (Paris), sans date.
Impression photomécanique, 122 x 89 cm
BnF, département des Arts du spectacle, AFF-17858
© Bibliothèque nationale de France
Avec beaucoup de hardiesse et d’à-propos, le dresseur de chiens Richard, qui se fait appeler « professeur » car il instruit ses animaux, fait vire-voleter son caniche dans la lumière à la façon de La Loïe Fuller. L’artiste américaine, est célébrée à Paris, où elle se produit depuis la fin de l’année 1892, comme une pionnière de la danse moderne. Elle arrive dans la Ville lumière avec un répertoire de chorégraphies basées sur des mouvements vifs ou lents, amplifiés par l’envol de voiles aux couleurs changeantes sous les rayons de ses projecteurs de scène savamment dirigés et filtrés. Ses danses se déclinent selon des thèmes « le Papillon », la « Violette », le « Feu » ou le « Lys » mais curieusement, on n’en retient qu’une, la première, la Serpentine, copiée à l’envi… Y compris par les chiens du Pr Richard, qui corse l’attraction en faisant danser sa « ballerine » sur la boule étoilée, emblématique, des saltimbanques.
 
 

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