La forme de l'univers : représentation de la pluralité des mondes selon la théorie des tourbillons de Descartes. 1686

Bernard de Fontenelle (1657-1757), auteur ; Jean Dolivar (1641-1692), graveur, 1686,

Paris, Vve C. Blageart

1. Mercure 2. Vénus 3. La Terre 4. Mars 5. Jupiter 6. Saturne. Entretiens sur la pluralité des mondes
BnF, Réserve des livres rares, RES-R-2778
© Bibliothèque nationale de France
Les Entretiens sur la pluralité des mondes, ouvrage le plus connu de Bernard de Fontenelle (1657-1757) sont une explication des différents systèmes du monde. Publiés pour la première fois en 1686, alors que l’astronomie était à la mode après le passage de la comète de 1681, les Entretiens sont une œuvre de vulgarisation présentée sous la forme de six dialogues du narrateur et de la marquise de G. (que la tradition identifie à la marquise de la Mésangère) au cours de promenades nocturnes. Fontenelle y adopte pour l’essentiel la physique de Descartes, réactualisée à la lumière des plus récentes découvertes en astronomie. En 1697, Fontenelle est nommé secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences. Il est informé des découvertes scientifiques les plus récentes, qu’il incorporera dans les rééditions de son ouvrage. Il apparaît bien entendu partisan de cette pluralité des mondes mais c’est avec une prudence de scientifique qu’il discute de la possibilité que la lune et les étoiles (Vénus, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne) soient habitées, ne manquant pas d’émettre lui-même réserves et critiques à ses propres convictions. Le succès est exceptionnel : trente-trois éditions du vivant de Fontenelle. Mais son influence lui vient surtout de sa puissance critique. Pour Fontenelle, il est impossible de choisir un point de vue absolu dans l'univers : « Nous voulons juger de tout, et nous sommes toujours dans un mauvais point de vue. »